Un Métro de Retard #02 – Mai 68, La Nuit des Barricades

Dans un contexte de manifestations étudiantes et lycéennes le Vendredi 10 Mai 1968 sera « La nuit des barricades ».

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En 1980, sort dans les boutiques de jeux spécialisées, une petite boîte blanche illustrée d’une barricade avec des C.R.S. derrière, retraçant sous forme de jeu cette « nuit ».

Comment ne pas revivre ces affrontements.

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Ce jeu de style « wargame » fait s’opposer un joueur « jeunesse en révolte » à un joueur « tenant de l’ordre ».

Le but du jeu est pour le joueur « jeunesse » de tenir 12 heures en mobilisant lycées et facultés, pour le joueur « policier » d’arrêter les meneurs avant qu’ils ne « contaminent » trop d’étudiants. Une horloge tient lieu de décompte de tour de jeu.

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Sur le plan stylisé du quartier latin les joueurs vont donc se poursuivre, s’affronter et résoudre ces combats à l’aide de lancers de dés comme dans un wargame classique.

Des cartes pour chaque camp (5) viennent interagir dans le déroulement de la partie.

Une partie dure environ 45minutes. Avec les règles avancées, pas de lancers de dés, place à la stratégie ; plus on est nombreux plus on tient le pavé. Il y aura alors l’utilisation de plus de cartes pour les deux camps pour tenter de débloquer une situation délicate. Avec cette variante il faudra compter plusieurs heures de jeu.

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Des variantes existent pour 3 ou 4 joueurs. Il y aura 1 joueur policier, les autres joueurs seront des « jeunes » qui devront coordonner leurs actions. Attention les parties peuvent devenir très longues si l’inaction est de mise…mais c’est La Nuit des Barricades donc action !

Cet excellent jeu produit par l’association « La folie douce » et créé par Dulcio Vitale et François Nédelec, s’inspire pour ses illustrations d’affiches de l’atelier des Beaux-arts de 68.

A jouer avec une bande son des tubes de l’époque….

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Références :

Boîte de jeu originale 1980

Revue jeu et stratégie n°3

La Liche Ludik

Un Métro de Retard #01 – Full Metal Planete

Si autour d’une table de jeux vous entendez les joueurs parler de « gros tas », de « pondeuse météo », de « barge », de « vedette » ou de « crabe », ils ne sont pas en train de parler en terme grossier de la gente féminine mais ils s’affrontent autour d’une partie de « Full Metal Planète».

Vers l’infini et haut delà…

Ce jeu français de pure stratégie de 1988, on le doit à l’imagination de Gérard Delfanti, Gérard Mathieu et Pascal Trigaux. Il a été édité par la société Ludodélire.

Chaque joueur agissant pour un conglomérat débarque sur une planète à la tête d’un astronef contenant le même nombre de pièces (chacune ayant une fonction particulière) pour y récolter un maximum de minerai et en ramenant un maximum de pièces.

Sur la plage ensoleillée…coquillages et minerai…

La planète (le plateau de jeu) constituée de terrains de différentes nature (montagnes, terre ferme, marais à dominante terrestre ou maritime, ou marine). Les cases de marais changeront de nature en fonction de l’évolution des marées (haute, normale ou basse) ; ainsi une case marais à dominante eau sera : eau à marée normale, eau à marée haute et terre à marée basse) et inversement pour les cases marais à dominante terre.

Pas (trop) de place au hasard

A chaque tour, chaque joueur aura 3 minutes pour utiliser ses points d’actions (15) pour déplacer ses pièces, ramasser du minerai, créer de nouvelles pièces et attaquer pour capturer ou détruire une pièce adverse.

Il est possible d’économiser des points actions pour les utiliser le moment venu pour attaquer ou riposter.

Une équipe de choc

Chaque pièce a des capacités spécifiques comme au jeu d’échecs :

  • La pondeuse météo peut prévoir la météo du tour suivant, transformer du minerai en nouvel engin ;
  • Les chars, vedettes, et gros tas seront vos troupes d’attaque ou de défense ;
  • Les crabes à la récolte des minerais ;
  • Les barges et les pontons vous permettront de vous déplacer.

Votre astronef est votre pièce majeure (nécessaire pour repartir au 21ème ou au 25ème tour) mais elle est vulnérable aux attaques ou/et à sa capture de la part de vos adversaires qui ne laisseront pas passer cette opportunité si elle se présente.

Nous, on l’adore !

Ce « must » du jeu de stratégie sur plateau dispose de la possibilité d’un plateau modulaire et de la possibilité de jouer avec une variante avec 2 astronefs, à condition de disposer de 2 boîtes de jeu (une petite pensée émue pour Daoud).

Full Metal Planète est vraiment une perle dans l’univers ludique qui n’a malheureusement jamais été réédité…

Une adaptation informatique a été faite en jeu pour PC, voici une petite vidéo dénichée sur Youtube en guise de présentation.

Squakenet

Référence : Boîte de jeu originale 1988 – Extension modulaire et règles additionnelles

La Liche Ludik

On A Testé Pour Vous #05 – Placote « Les Potions Mathématiques »

Nouvelle critique de jeu et ce mois-ci, nous allons parler d’un jeu de plateau pour les petits ! C’est parti pour « Potions Mathématiques » de chez Placote.

Placotons un peu avant…

Placote est une sous-compagnie des Editions Passe-Temps, le plus gros éditeur québécois de matériel scolaire dit « complémentaire ». Placote a vu le jour en 2016, mais s’avère très productif. Si cet éditeur a choisi le nom de « Placote » c’est parce que cela signifie « parler » en langage courant et pour mettre en valeur l’interaction parent-enfant au cœur de leur approche ludique. Placote se positionne d’emblée comme un éditeur de jeux haut de gamme et éducatifs. D’ailleurs la mention « développement cognitif » est bien visible sur toute la facette de la boite…

Aujourd’hui, on cuisine !

Nous allons nous intéresser à l’un des derniers de la gamme, à savoir « Potions Mathématiques ». C’est un jeu pour les enfants de 3 à 6 ans et pour 2 à 4 joueurs. Le temps des parties est variable, 5 minutes au plus cours. Le jeu va nous plonger dans l’univers des sorciers et de préparations magiques, visant à créer des effets pour changer l’apparence du préparateur… « Transforme-toi en apprenti sorcier, sors ton grimoire et suis bien la recette de potion ! Pour y arriver, tu devras bien compter. Lorsque tu auras terminé, tu pourras partager ton drôle de mélange avec tes amis testeurs : la chauve-souris, le hibou, le serpent et l’apprenti magicien… Tu verras, ça leur fera de l’effet ! Mais n’aie crainte, ce sera temporaire ! Potions mathématiques est conçu pour aider les enfants à apprendre à compter et à reconnaitre les nombres écrits de 1 à 10. »

Une banane pourrie, 2 yeux de chauve-souris, et avec ceci ma p’tite dame ?

L’éditeur ne nous a pas menti, le premier constat lorsqu’on à la boite entre les mains, c’est que nous avons du beau matériel. La boite du jeu devient un chaudron à potion et chaque élément du jeu est d’une qualité rare et soignée. De la carte au jeton, en passant par le livre de recette, tout est là pour que le jeu puisse être manipulé par les plus petits et les moins soigneux. On voit que le matériel est robuste et prévu pour durer dans le temps… Le petit frère, ses cadets et les générations suivantes pourront jouer avec, sans nul doute.

Règles en 30 secondes chrono

Les règles sont d’une simplicité incroyable, et c’est tant mieux ! Pouvoir expliquer les règles à un enfant de 3 ans, n’est pas toujours simple ! Encore une fois, c’est parfaitement adapté au public visé. Le principe est simple, pour concocter sa potion magique, l’enfant (avec l’aide d’un parent) va suivre la recette du carnet, une fois les ingrédients mis dans le chaudron (et avec un peu de mise en scène faite par l’adulte qui l’accompagne), on retourne la carte du sorcier que nous avions préalablement installé pour voir quel effet notre potion a eu sur lui. Le fait d’avoir à dénombrer des ingrédients farfelus comme des bananes pourries et des chaussettes qui puent les motive sans doute dans leur apprentissage et amusera petits et grands.

Mécanique ludique, quand tu nous tiens…

On l’a déjà dit, c’est simple, bien pensé et bien adapté pour son public. L’éditeur visant à ce que le jeu soit joué dans une relation « parent-enfant » ou adulte-enfant est clairement là, et nécessaire. Pour le coup, difficile d’imaginer de « p’tits bouts de choux » de 5 ans, se disant, on va faire une partie tout seul… Comme je le mentionne plus haut, le fait que l’adulte qui accompagne la partie (ou joue !) se doit de faire un peu de mise en scène en rajoutant une grosse cuillère, par exemple, pour remuer la potion ou pour signifier à quel point les ingrédients peuvent être des choses dégoutantes. Le jeu propose plusieurs niveaux de difficulté, au nombre de 4, pour accompagner l’enfant dans son développement. Mais attention, néanmoins ! Nous sommes clairement sur du « jeu éducatif » et moins « ludique » au sens propre, à comprendre « divertissement » pur et dur. Nous sommes devant un objet éducatif, masqué derrière un jeu, ce n’est pas un reproche en soi, utilisé le jeu comme outil éducatif n’est pas nouveau. En comparaison, un jeu de chez Haba pour le même public aura un aspect, de prime abord, plus divertissant qu’éducatif, même si son but serait le même…

A la maison ou à la ludo ?

Donc pas de doute, « Potions Mathématiques » c’est un bon produit, un très bon jeu éducatif. L’éditeur prend son public (quel que soit son âge) au sérieux et c’est agréable ! Entre la qualité du produit, l’aplomb de l’éditeur, jusqu’à la vidéo de présentation du jeu sur YouTube faite par une orthophoniste qui travaille chez eux, on se sent « rassuré » face à d’autres ersatz de jeux qui nous vendent du développement de l’enfant à tout va, avec 2 cartons et 4 bouts de ficelle…

La question que nous nous sommes posés en testant le jeu, c’est sa place. Et bien oui, avec ses énormes mentions « développement cognitif », cette règle de plusieurs pages dont la quasi intégralité est là pour donner des explications et des repères face au développement de l’enfant, je ne suis pas sûr que ce jeu trouvera sa place dans les étagères des familles. En revanche, sa place est assurément dans les ludothèques et autres établissements qui accueillent les enfants. Avoir ce jeu dans une salle de classe me paraît beaucoup plus judicieux. On pourrait rajouter à ça, le prix, qui oscille entre 35€ et 40€, justifié au vue de la qualité du matériel, mais peut-être un peu cher pour « Papa-Maman ». Mais comment en vouloir à l’éditeur (et d’ailleurs c’est son but premier que de faire du matériel complémentaire scolaire) que de vouloir nous proposer un joli jeu, costaud, à jouer à l’école ou au centre loisirs…

Pour finir, et si vous n’aviez pas déjà compris, nous au Conservatoire du Jeu, on valide avec un grand oui les potions mathématiques de chez Placote et sommes bien contents d’avoir ce jeu sur nos animations…

Daoud

On A Testé Pour Vous #04 – Star Wars Jedi Fallen Order

Ce mois-ci, avec notre critique nous retombons dans le jeu vidéo avec un titre « tout beau, tout chaud » issu du « canon Star Wars » : Jedi Fallen Order ! Dans sa version Playstation 4.

Un Nouvel Espoir (#titreoriginal)

Sortie internationale en Novembre 2019, attendu par certain comme le Messie de la licence vidéo ludique, par d’autre comme l’énième « vilain canard » de chez Disney, « Star Wars – Jedi Fallen Order », fût un succès tant par la critique, que par le public. 16/20 chez Jeuxvidéo.com et 7/10 chez Gamekult, pour ne citer qu’eux… Il est développé par Respawn Entertainement (Titanfall et  Apex Legends) et édité par EA Games.

Et quand 800 ans, comme moi tu auras…

Avant même de commencer, je suis content. C’est bête, mais content comme à chaque fois que j’ai un nouveau jeu sur la licence Star Wars… J’ai adoré « Le Pouvoir de la Force », j’ai platiné les « Rogue Squadron » et « Rogue Leader », et le « Rebellion », tu te souviens le Rebellion ?… Malheureusement, ces dernières années, il faut bien avouer que je suis plutôt déçu des sorties, je n’ai pas réussi à adhérer à « Battlefront » et pourtant… Et pourtant, on me propose enfin, une aventure solo, sans microtransaction (ce n’était pas arrivé depuis 2013 dans la licence), de l’action/aventure à la troisième personne et en plus, et en plus… JE SUIS UN JEDI !!! Alors, oui, j’ai des attentes et oui, j’ai un a priori positif sur ce que je vais tester…

Ta-ta-ta-tiiiiin Tin Tin-tin-tin TIN !

Allez c’est parti, on lance le jeu ! Le logo Lucasfilm passé (et les autres), la musique démarre, du vrai Star Wars, mais avec des nouveaux morceaux, on lance la partie solo (y a comme un jeu de mot là ?) et là, première impression : c’est beau ! Tous les codes de la licence sont là, et sont tellement bien là qu’en un coup d’œil on arrive à deviner dans quelle période de la saga on se trouve (entre l’épisode 3 et 4). Ça nous montre du Star Wars, ça nous fait entendre du Star Wars, ça nous parle Star Wars, fichtre ! Même le goût ! Enfin, non pas le goût, mais en fait si ! Bon voilà, ma crise de fan de la licence est passée, je peux commencer à voir ce que ça donne…

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine… Mais sans Spoil !

« Cal Kestis est un ancien padawan qui vit désormais dans la clandestinité, après avoir survécu à l’Ordre 66 décrété par l’empereur Palpatine et la grande purge de l’ordre Jedi qui s’est suivie. Désormais reconverti en ferrailleur sur la planète Bracca, son existence finit toutefois par être de nouveau bouleversée lorsque les Inquisiteurs impériaux, chargés de traquer et d’éradiquer les derniers Jedi, finissent par retrouver sa trace… ». Voici donc notre trame de départ, et franchement, c’est vendeur ! Pour peu qu’on aime les Jedis dans Star Wars, on se demande toujours s’il n’y a pas eu quelques survivants à l’ordre 66. Mais il faut avouer que la traque que l’Empire mène contre les Jedis entre l’épisode 3 et 4 est un vivier à création de scénarios incroyables… L’histoire va évidemment se corser au fil du jeu pour nous laisser voir toutes les subtilités des personnages constituants cette aventure. Et même si dans les premières heures de jeu, on sent comme un goût d’inachevé (personnages peu creusés ou avec beaucoup de zones d’ombres, début de scénario ultra-classique, voir « moyen-moyen » par moment) c’est pour mieux nous laissés nous immergés dans cet opus en (re)découvrant les souvenirs de notre personnage principal. Il est évidement accompagné d’un petit droïde baptisé BD-1 qui ne peut vous faire que craquer (c’est sûrement pour ça qu’il est là ?).

La revanche des Jedis

L’histoire et l’ambiance sont donc là ! Venons maintenant à la prise en main ! Oups, j’ai oublié un détail majeur, ce n’est pas juste un jeu action/aventure, c’est un Métroidvania ! Et ça (au moins sur le papier) c’est top ! On se retrouve avec un jeu au Level Design soigné avec une belle variété de décors et d’adversaires. Ma première « accroche » avec le jeu a été avec la carte. Un effet holographique star wars et certes, très immersif, mais sa lecture n’est pas toujours au top, enfin on s’habitue. Bien pensé néanmoins, les zones inexplorée de la carte scintille sur celle-ci comme des médicloriens dans un bocal (eh oui ! pourquoi pas !). Vous suivez votre personnage de planète en planète, chacune ayant son « style » bien connu des joueurs (glace, lave, forêt…). Assez vite, on se rend compte que malgré un joli jeu « Star Wars », nous sommes en train d’utiliser des mécaniques bien huilées d’ « Uncharted, » « Assassin’s Creed » ou encore « God of War… » Mais, même si certaine partie du Gameplay sont presque calquées sur ces jeux, cela n’enlève rien au charme de ce titre. Et puis, finalement, si ces mécaniques fonctionnent si bien, autant les utilisées…

Je vous aime, je sais…

Et Fallen Order, continue de nous surprendre au fil des niveaux, nouvelles compétences pour votre personnage ou votre robot, l’obligation de devoir « jouer avec la physique » dans certaine zone du jeu pour pouvoir avancer… Quelques énigmes, rien de vraiment méchant, de toute façon le jeu vous propose de vous donner un indice en moins de 15 secondes… On est devant un titre qui est bien rythmé et à  vrai dire, on « se sent Jedi » au fur et à mesure que le jeu avance… J’ai pourtant eu du mal à trouver ma place dans les différents niveaux de difficultés proposés, mais on peut faire la modification à tout moment… L’IA du jeu est intéressante, les ennemis vous tendent des embuscades régulièrement et plus la difficulté est élevée, plus ils sont malins. Le jeu propose un système d’expérience pour faire évoluer votre personnage en achetant des nouvelles compétences, encore rien d’original ici, mais le système a fait ses preuves et fonctionne vraiment bien avec le titre…

J’irai faire un tour du côté Obscur…

Tout n’est pas rose non plus ! On peut reprocher au jeu des temps de chargement relativement longs et quand même l’air de rien, pas mal de bugs… Un peu comme si le jeu avait manqué de finition par moment… Certaines phases de jeu peuvent s’avérer un peu fastidieuses comme le retour au vaisseau après chaque fin de mission, où l’on doit parcourir une partie du chemin à l’envers, en pensant à ouvrir les raccourcis pour notre prochaine venue (Metroidvania oblige !). Et puis comme « un peu tout le monde qui a parlé de ce jeu », il y a le système de collecte que je n’ai pas encore évoqué. Effectivement, vous aurez bon nombre de coffres, d’échos de la Force ou de « choses » à scanner… Principalement les coffres dans lesquels vous trouverez de quoi customiser votre sabre laser, votre droïde, votre poncho et votre vaisseau. C’est skins sont toujours plus sympas à collecter que les statuettes ou reliques d’Uncharted, mais on regrette vraiment qu’avec la quantité de possibilité pour le sabre-laser, aucune idée n’ait été trouvée pour faire évoluer notre Gameplay selon les assemblages…

Episode 3,5 ?

La durée de vie de ce Fallen Order a été particulièrement critiquée. Personnellement, je la trouve plutôt correcte à côté de pas mal d’autres titres. Evidemment, le principe de collecte et de pourcentage de planète explorée nous incitent à vouloir en quelque sorte « platiner » le jeu. Soyons franc, soit vous avez un coup de cœur pour ce titre, et il se prête parfaitement à être fait à 100%, ou bien vous êtes conscients que cette collecte n’est là que pour rallonger de quelques heures la durée de vie du titre…

En conclusion, nous pouvons allégrement dire que ce jeu est un très bon Star Wars en solo, et que cela fait du bien d’en retrouver un… Mais qu’il repose sur les acquis du jeu vidéo de cette dernière décennie, et n’a rien de novateur. Sans avoir la prétention de donner une note à ce titre, je vous invite à aller tenter l’aventure… Et pour peu que, comme moi, Star Wars soit un univers qui vous plaise, fichtre alors, n’hésitez pas une seconde, vous prendrez une bonne dose de ce que vous aimez…

Daoud

On a Testé pour Vous « Le Diamant Masqué »

Un Drôle d’Oiseau
Après plusieurs années de développement, Joëlle Robert a sorti son premier jeu de plateau : Le Diamant Masqué ! Elle a rencontré toutes les galères que peuvent rencontrer les créateurs de jeux, et peut-être même plus, tenant compte du fait que c’est là son premier jeu et qu’elle souhaite nous parler d’Arts avec celui-ci. Pari réussi !

Beau Plumage
Alors, rentrons un peu plus dans le vif du sujet, enfin, ouvrons la boîte ! Derrière cette boite de jeu sobre, mais néanmoins chatoyante, se cache du beau matériel. On va nous parler d’art et l’esthétique du matériel de jeu est là pour nous le rappeler, c’est beau ! Nos regards de collectionneurs « bi-classé » conservateurs, ont tout de suite remarqué que notre exemplaire faisait partie d’une série limitée à 500 exemplaires (sourire machiavélique, frottage de main, tout ça, tout ça…). De beaux Meeples, des plateaux individuels, de belles cartes illustrées.. C’est parfois un peu bête, mais on est tous pareil, du matos, ça donne envie…

Un Appétit d’Oiseau
Quand on lit les règles, les deux premières choses que l’on se dit c’est qu’elles sont simples et claires. C’est assez rare pour le faire remarquer, la rédaction de Joëlle ne laisse pas de place au doute, on sait comment on va jouer… Et une fois la partie commencée, on peut vite envisager une stratégie de jeu… On a le choix des galeries que l’on va visiter (comprendre là, la thématique) et on a le choix du « défi » en choisissant plutôt questions, plutôt le mime ou plutôt dessin…

Petit à petit l’Oiseau fait son nid
Nous avions tous franchement peur du quiz. Nous ne sommes pas des spécialistes d’Arts, quelques repères historiques en notre possession et voilà tout… Première bonne surprise, les questions sont à choix multiples, et ben, c’est bien vu ! Le spécialiste retrouvera là le plaisir de jouer sur une thématique connue, le néophyte quant à lui, pourra aussi se servir de sa déduction pour trouver la bonne réponse ! Mieux encore, on a le choix de mimer certaines réponses si on le désire… On peut aussi opter pour une version pictionnary dans certains cas ! Le premier sentiment qui ressort de la partie, c’est l’ambiance conviviale qui se crée autour de la table de jeu…

A vol d’Oiseau
Je ne sais pas vous, mais je suis régulièrement frustré lorsque je joue à un quiz, que j’ai la bonne ou la mauvaise réponse, la plupart du temps, je n’ai l’explication qui pourrait aller avec… Le Diamant Masqué, nous offre sur chacune de ses cartes une petite explication ou un « recadrage » historique… Ce qui rend le jeu encore plus intéressant pour peu qu’on ait un minimum de sensibilité avec sa thématique… Et en parlant de thématique, bien fort de constater que Le Diamant Masqué, utilise la sienne à merveille. Déambuler de galerie en galerie, choisir son type de défi, engager des duels avec d’autres joueurs pour leurs prendre leurs Meeples (qui sont les visiteurs de votre galerie). On a là un jeu avec des possibilités à « plusieurs vitesses » ?? J’opte pour amasser des Meeples sur ma culture générale ou sur mes talents de mime, de dessinateur, ou je lance des duels sur les joueurs « moins bons » que moi, pour leur prendre leurs Meeples durement acquis…

Oiseau de mauvaise augure
Seul mauvais point à nos yeux, le dernier tour… Il ne se déroule pas comme les autres, et nos esprits ludiques, nous ont bien fait remarquer qu’il déséquilibrait toute la partie en « redistribuant les cartes » ou plutôt les points à ce moment-là…

Prototype du jeu…

Alors !? Oiseau Rare ou Noms d’Oiseaux ?
De l’avis général de la table de testeurs, nous avons aimé. Nous avons trouvé le jeu « intéressant » de par sa thématique, alors que de prima bord, nous n’aurions pas opté pour celle-ci. Les mécaniques ludiques, bien que simples et classiques, sont utilisées à bon escient et tout à fait abordables pour le « Tous Public ». La convivialité et l’ambiance durant la partie sont bien dans les critères des fameux « jeux apéro » qui sont tant à la mode. Et malgré cette règle spéciale pour le dernier tour de jeu, nous avons eu envie de rejouer, et l’avons fait ! N’est-ce pas là ce que l’on demande à un jeu, nous donner envie de jouer, de rejouer….
Et après le test de ce jeu, le plus étonnant a été le temps que nous avons passé à en parler entre nous. Nous testons des jeux, qu’ils soient récents ou anciens, toutes les semaines et nous ne dissertons pas aussi longtemps après une partie. Difficile même d’avoir un vrai avis tranché pour certains. Entre les sempiternel « ça change ! », de nombreuses fois est revenu le « bah, on en refait une ! ». Bref, c’est un jeu qui nous a plu !

Juin 2020 – Daoud

On a testé pour vous : « The Witcher 3 – Wild Hunt »

PRÉAMBULE

Aujourd’hui présentation de The Witcher 3 paru le 19 Mai 2015 pour Microsoft Windows, Xbox One et PS4, et en Octobre 2019 sur Switch. Pour ma part je suis actuellement en train de tester celui sur Switch avec les deux extensions. Il me semble important de préciser la différence constatée par rapport aux différentes plateformes de jeux, qui est la qualité du graphisme, vraiment minime de mon point de vue.

KÉCÉTI ZE WOUITCHEUR D’ABORD ?

Vous incarnez donc Géralt de Riv, notre célèbre chasseur de monstres professionnel, maintenant connu sur Netflix ! Vous êtes lancé dans une quête principale où vous recherchez l’enfant de la prophétie, une arme vivante pouvant déclencher un désastre sans pareil ! (Pour ceux ayant regardé la série, je parle bien de Ciri mais là, elle est adulte !). Mais attention ! Parviendrez-vous à la retrouver avant les Nilfgaard et les autres groupes occultes, eux aussi lancés à sa recherche depuis des années et qui aimeraient utiliser son don pour satisfaire leurs sombres desseins ? Bien sûr dans cette quête vous retrouverez les célèbres Yennefer, Jaskier, Triss Merigold, Zoltan Chivay ! Amis plus ou moins proches de Géralt.

PRISE EN MAIN

Dans ce jeu, il y a trois niveaux de difficultés différents. Les experts, les joueurs moyens et les débutants. La différence entre chaque niveau ? La difficulté pour combattre les monstres principalement. Mais attention que vous soyez débutant ou expert la difficulté de battre les monstres face à vous est plus ou moins élevée suivant le niveau de Géralt ! Au début du jeu, un tutoriel vous est proposé, chaque touche de votre manette a un rôle. Une fois le tutoriel passé vous pouvez décider de le garder durant tout le jeu ou non (il est possible de
l’enlever une fois le jeu commencé). Grace à cela, j’ai très vite su prendre en main le jeu. Pour moi qui suis une grande débutante dans les jeux vidéo, la difficulté des combats était une chose qui me freinait dans l’achat de ce jeu. Mais, chères novices ne vous inquiétez pas !!! Je trouve que le niveau débutant est très approprié !
Personnellement je suis plus à l’aise en jouant avec une manette pro qu’avec la manette de base de la Switch (peut-être parceque j’ai commencé le jeu avec la manette pro ?)

QUE FAIRE DANS L’UNIVERS DE « THE WITCHER » ?

Dans ce jeu il nous est proposé 4 types de quêtes différentes :
– La quête principale où vous êtes à la recherche de Ciri.
– Les quêtes secondaires : Plusieurs petites histoires vous sont proposées au fur et à mesure du jeu et de votre évolution dans le monde. Celles-ci sont souvent des “mini-enquêtes” menées auprès des nobles comme des villageois.
– Les contrats de Sorceleur : Ce sont de toutes petites quêtes où les villageois vous demandent de l’aide pour se débarrasser de monstres en tout genre. Ici pas d’enquête et très peu d’histoire. Personnellement je réalise ces quêtes lorsque j’ai besoin d’argent. Les personnes qui aiment les combats seront sûrement plus attirées par ce genre de quêtes que moi.
– Les chasses aux trésors : Ici vous partirez généralement à la recherche de matériel (armes, armures, etc…) il y a souvent un combat à réaliser pour trouver les trésors.

J’ai eu la chance de pouvoir acheter l’édition complète avec les extensions mais aussi une belle carte du monde où l’on évolue tout le long du jeu et un petit livre expliquant pleins de choses sur l’univers du jeu. Je pense que ce coffret m’a encore plus aidé à apprécier le jeu et à réussir à rentrer dans la peau de Géralt. Du coup vous l’aurez compris, je serais plutôt positive dans ma critique.


– Points négatifs :
• Je me suis surprise une ou deux fois à en avoir marre des contrats de Sorceleur et des chasses aux trésors
qui ne sont pas vraiment compliquées et où il manque un peu d’histoire.
• Pour une personne qui a des difficultés de lecture il y en a beaucoup, et j’ai tendance à sauter quelques
parties (tout au long du jeu, vous trouverez des livres plus ou moins importants).
• La qualité de l’image durant le jeu est sympa mais j’ai pu trouver une meilleure qualité dans « Zelda
Breath of the wild » par exemple. Cependant durant les courts métrages je n’ai rien à redire.
• Je ne sais pas si les bugs venaient de ma Switch ou du jeu en lui-même mais j’ai rencontré quelques
problèmes de déplacement notamment où j’ai dû arrêter le jeu et le redémarrer (sans éteindre la Switch) pour résoudre ce problème. Mon personnage s’est retrouvé aussi par moment ancré dans des meubles (par exemple comptoir de bar) durant certaines conversations, ce qui peut être perturbant.
• Il y a une sauvegarde automatique, mais un peu trop espacée à mon goût. Je vous conseille donc de
sauvegarder régulièrement par vous-même.
• Même si personnellement ça ne m’a pas dérangé je pense qu’il est important de le souligner (car
plusieurs personnes me l’ont dit) l’histoire de base est trop « déjà vue », il faut partir à la recherche de sa fille disparue.

– Points Positifs :
• Il y a plus de 150h de jeux, de quoi vous occuper un bon moment !!!
• Vous pouvez varier d’histoire suivant les quêtes, pour moi personnellement chaque quête principale ou
secondaire est une vraie aventure !
• Un jeu de carte est incorporé dans le jeu lui-même, j’ai trouvé ça super original, c’est un petit jeu de
stratégie assez intéressant de mon point de vue… En plus à ce qu’il parait ce jeu existe en vrai !
• Il y a une possibilité de marchandage pour la paye des contrats de Sorceleur ce qui rend le jeu plus
réaliste, un petit détail qui je trouve à son importance.
• Le monde dans lequel nous évoluons est très vaste, il y a différents moyens de déplacement, à pied, à
cheval, en bateau, à la nage. En parlant de nage, ce qui est aussi réaliste c’est que lorsque vous plongez
Géralt a un certain temps avant de remonter à la surface. Si vous dépassez ce temps, vous mourrez noyé.
Un déplacement rapide une fois que vous vous êtes rendu dans les villes et villages est possible aussi.
• Vous avez un certain libre choix dans les conversations. Par exemple vous pouvez essayer d’être plus
diplomate ou plus barbare et taper sans réfléchir. Je trouve ça bien pour se mettre dans la peau du personnage.
• Je mets ça dans les points positifs car j’aime beaucoup mais ceux qui préfèrent les combats y mettront
peut-être plus dans le négatif. Il y a beaucoup de cinématographie, et ça j’adore !
• La prise en main du jeu peut paraître difficile dans un premier temps, mais elle se fait très bien.
• Le fait qu’il y a trois niveaux de difficultés pour les combats permet de répondre aux attentes de tout le
monde

POUR CONCLURE

Pour ma part je trouve que ce jeu est très prenant et je ne vois pas l’heure qui passe lorsque je me mets dessus (obligée de mettre un réveil pour ne pas me louper). Il est aussi très addictif pour moi, de mon point de vue. Difficile de se lasser car l’on peut changer d’objectifs et de quêtes assez facilement. Je n’ai pas tout dit dans les points positifs afin de laisser un peu de surprises. Dans mon entourage les ressentis sont divers, autant de gens sont « fans » du jeu comme moi, et autant de gens n’ont pas accroché. Certains ont eu du mal à rentrer dans l’histoire trop « plan-plan » à leurs yeux, d’autres n’ont pas aimé le monde dans lequel on évolue, ou on trouver qu’il n’y a pas assez de combats.
Bref personnellement je vous le recommande fortement et vous souhaite bon jeu !

Article rédigé par Fanny Berthot

On a testé pour vous « Mario Odyssey » sur Nintendo Switch

SUPER JEU OU OVERHYPE ?

Il est là ! Depuis quelques semaines (ou quelques mois au moment où cet article sera publié), le dernier Mario est arrivé : Mario Odyssey !

Attendu comme le messie, certains d’entre vous ont peut-être même acheté la Switch de Nintendo spécialement pour jouer avec notre célèbre plombier…

 

QUOI DE NEUF DOCT.. PLOMBIER ?

Voici donc notre Mario, presque « national », de retour. Et pour ce nouvel opus, Mario se retrouve une fois de plus dans la même galère que d’habitude. Sa chère Peach, s’est faite enlever par Bowser (étonnant, non !?). Pourtant cette fois-ci, le grand méchant est bien décidé à réussir son coup, il veut l’épouser ! Mario ne va pas attendre dans son coin en se tournant les pouces… Après que Bowser lui ai mis « la misère » dans l’intro du jeu et déchiré sa casquette, nous découvrons, outre le fait que Mario ne souffre pas de calvitie, un nouveau personnage : Cappie !

Cappie est une sorte de chapeau intelligent, qui lui aussi s’est fait kidnapper sa chérie, car elle n’est autre que le diadème de Peach pour son mariage.

Alors au boulot ! Nous allons devoir pourchasser Bowser à bord de l’Odyssey, le vaisseau de Cappie, à travers plusieurs mondes autour du globe.

 

PRISE EN MAIN

Pour le coup, pas grand-chose à dire (ou à redire) sur la prise en main et le gameplay de ce nouvel opus. On y retrouve beaucoup de « réflexes » des autres Mario! Les Joycons de la Switch se prêtent très bien à  ce jeu de plateforme. Un gameplay nouveau avec « Cappie », nous permet de l’utiliser comme projectile, mais surtout de « posséder » ou « chapimorphoser » les ennemis pour les contrôler et utiliser leurs facultés spéciales. Des phases de jeu en 2D viennent agrémenter le tout, comme des phases de jeu nostalgiques, très sympathiques…

 

ELLE DESCENDAIT DE LA MONTAGNE…

L’essentiel du jeu va résider dans la quête des lunes. Durant la partie « scénario », un certain nombre est nécessaire pour passer de monde en monde. Ensuite, le jeu se transforme en grande collecte des lunes pour être véritablement fini. Et c’est peut-être là le problème… Personnellement, j’étais enchanté de l’idée d’un nouveau Mario. J’avais adoré les deux « Mario Galaxy » sur Wii et adoré le « Mario Sunshine » sur GamCube mais là, quelque chose n’y est pas…

 

MARIO LEGO OU LEGO MARIO ?

Deux points ont vraiment gâché mon plaisir. Tout d’abord, les différents mondes et leurs thématiques trop souvent décevantes. Le Monde de la Cuisine (déjà très critiqué) est effectivement un univers grand, long et pas très intéressant. Alors qu’à contrario, le Monde des Nuages ou de la Désolation sont quant à eux beaucoup, beaucoup trop courts…

On pourrait citer à la volée, un Monde Perdu pas assez fouillé, un Monde la Lune trop vide, un Monde des Chapeaux trop petit… A vrai dire, sorti du Monde des Chutes, des Sables et de la Ville, le reste m’a paru bien fade… Néanmoins, une vraie belle surprise avec Donkey City, gros pari selon moi pour Nintendo, d’intégrer ce « Manhattan » et ses habitants dans un Mario. On a l’impression, en parcourant les mondes de Mario Odyssey, que les équipes de développement ont eu chacune un des mondes à faire sans avoir connaissance d’une « cohérence globale ». Même si le gameplay est le même d’un monde à l’autre, même s’il y a des lunes qu’on récupère de la même façon dans chaque monde (ex : les courses), les niveaux ne sont pas assez « raccords » les uns aux autres.

Mais si la « déco » des mondes avait été le seul problème…

Le deuxième point est la fameuse collecte des lunes (l’essentiel même du jeu). Elle s’est révélée fastidieuse et trop souvent facile. Alors oui, il y a des lunes difficiles à obtenir (trop peu), oui, je sais que l’idée est de pouvoir trouver une lune en 5 minutes en sortant sa Switch dans le bus ou le métro, ou que le benjamin de la famille puisse lui aussi, s’amuser avec ce jeu familial, mais… j’avais entendu pas mal de critiques dire que Mario Odyssey commençait vraiment une fois le scénario terminé. Pour moi, ce qui a commencé à ce moment-là, c’est ni plus, ni moins, qu’un jeu Lego. Oui, un « vulgaire » jeu de collecte, décevant et répétitif à souhait…

« -Fichtre ! Ce n’est pas un jeu Lego que j’ai acheté, c’est un Mario, non !?

– Non. »

J’aime « poncer » mes jeux, mais en l’occurrence, j’avoue que récolter les 1000 lunes du jeu ne pas donner envie, à vrai dire j’ai bien tenté, mais j’ai craqué arrivé à 650…

 

SUIS-JE UN VIEUX CON ?

Je suis moi-même étonné que ce Mario ne m’ait pas enchanté. Trop attendu ? Personnellement, je l’ai fait après « Zelda – Breath of the Wild » et lui avoir cédé presque 200h de jeu, mauvais timing ?

A chaque fois que je lançais une session de Zelda, j’étais surpris, émerveillé et pour le coup, encouragé à toujours jouer plus… Mario lui, a eu tellement de mal à me garder accroché…

 

POUR CONCLURE

Bon, vous l’aurez compris, j’ai été déçu ou frustré avec Mario Odyssey. Pour des raisons « garantie sans spoils », je ne suis pas rentré dans le détail du scénario qui n’est pas toujours très bon non plus. On gardera quand même quelques bons souvenirs de ce Mario, mais je doute de le ressortir dans quelques années comme j’ai pu faire récemment avec le « Sunshine »…

On pourrait me reprocher de ne pas avoir fait de rapprochement entre Mario Odyssey et Mario 64, et effectivement, peut être que Mario Odyssey est LE successeur du 64 plutôt que la « suite » des épisodes que Nintendo nous a proposé sur ses deux dernières machines…

Restons bons joueurs néanmoins, Mario restera mon plombier préféré, pis en plus, il m’envoie ses factures plus rapidement que Tonio, mon plombier habituel, faudrait juste voir si la boîte du jeu débouche mes tuyaux de salle de bain…

Tigres Volants : Blaster et Rock&Roleplay

Préparez vos pistolets laser, vos vibrolames et vos combinaisons moulantes, parce qu’on s’attaque à du très lourd !

Tigres Volants, c’est un jeu de rôles de science-fiction écrit par le suisse Stéphane Gallay dans lequel les joueurs sont invités à voyager dans un univers déjanté.

D’abord paru 1990 et 1992 en édition amateur, il a été par la suite édité par 2d Sans Face en 2006.

Après quelques soucis de distribution, le jeu est à nouveau disponible à la vente depuis peu, et ça, c’est bien ! De plus, le jeu possèdent plusieurs extensions permettant de faire durer le plaisir…

L’action se passe dans la Sphère, un espace de 250 années lumières de rayon sur lequel a régné pendant près de dix milles ans un peuple du nom d’Eldars. Ces êtres pouvant vivre plusieurs millénaires étaient originaires de la Terre, mais sont partit avant la dernière glaciation.

Ils sont revenus alors que les humains ont connu plusieurs guerres mondiales et bactériologiques. Le monde dans lequel les joueurs vont progresser est la conséquence de la rencontre entre ces deux peuples.

Alors, qu’est ce qu’on peut jouer et faire jouer ? Absolument tout ! Que ce soit sur terre ou dans l’espace, vous trouverez toujours le moyen de créer un scénario intéressant, tant le background de l’univers et ses conditions géopolitiques sont bien développés.

Il existe également des livres de campagnes, la Bibliothèque Tachyionique entre autres, idéals en cas de panne d’inspiration.

De plus, les joueurs auront un grand choix d’archétypes de personnages, puisque, ils peuvent faire tout et n’importe quoi. Que ce soit le contrebandier à la Han Solo, le scientifique fou, la cambrioleuse sulfureuse, en passant par le mutant aux pouvoirs mentaux surpuissants.

Le système de jeu est assez simple, il suffit d’un dé à vingt faces et de ne pas avoir peur de quelques calculs mentaux !

Ce qui en fait également la richesse, c’est le grand nombre de compétences présentes : plus de 70 ! Des compétences allant des armes lourdes au chant ou au théâtre. Cela permet aux joueurs de façonner leurs personnages comme ils le désirent, et de créer un groupe hétéroclite et unique.

Petit bémol pour les amateurs d’aléatoire, la création personnage ne laisse pas grande place au hasard, tout sera question de choix de carrières et d’environnement culturel. Ce sont ces choix qui détermineront le profil du personnage.

Tigres Volants se joue dans une ambiance fun et dans un monde futuriste délirant et décomplexée qui ravira autant les bourrins amateurs d’explosions que les fans de roleplay et de diplomatie.

Vous pourrez retrouver toute la gamme sur le site officiel: https://www.tigres-volants.org/

Tyranny : Le retour du Baldur’s Gate Like

Vous êtes fan de Baldur’s Gate, ou de jeux de rôles en général, et vous désespérez de trouver un jeu qui satisfasse vos attentes ? Alors ce jeu est fait pour vous…

Développé par Obsidian Entertainment et sortit le 10 novembre 2016, Tyrrany est un jeu de rôle en vue isométrique à la manière des grands classiques du genre, dans la lignée de Pillars of Eternity, un autre rpg isométrique développé par Obsidian Entertainment, qui avait déjà accouché de Fallout: New Vegas, South Park: The Stick of Truth ou encore Star Wars: Knights Of The Old Republic, autant de jeux dont la réputation n’est plus à faire…

Dans le monde de Terratus, un tyran du nom de Kyros aux pouvoirs surpuissants veut étendre son empire sur le monde entier. Il ne reste qu’une parcelle à conquérir, et il compte bien s’en emparer.

Mais alors quel est votre rôle ? Un jeune héros qui devra combattre les troupes d’un vilain tyran au péril de sa vie pour sauver son pays ? Nenni. Vous êtes la main exécutrice de Kyros, un des personnages les plus importants de l’empire, un scelleur du destin, chargé de faire régner sa loi sur les Tiers, dernier pays encore libre.

Un jeu où on joue le méchant ! Alors, serez vous un monstre impitoyable assoiffé de sang ou un conquérant digne et juste ? C’est à vous de choisir.

Tout vos choix, que ce soit pendant la création de votre personnage, ou en jeu, auront de gros impacts sur le monde qui vous entoure, sur la réputation que vous aurez auprès des différentes factions et sur les options de dialogues qui vous seront proposées.

Avec un système de combat assez dynamique, même si vous risquez de mettre le jeu en pause régulièrement pour régler tout les détails de la bataille, le jeu met tout même un point d’honneur à la narration. Il ne faut donc pas avoir peur de lire beaucoup de dialogues, le monde de Tyranny étant très bien développé, et il faudra faire très attention à tout ce que vous direz.

Le jeu propose d’ailleurs en début de partie différents modes de difficultés, dont un mode histoire, où les combats n’ont pas grande importance, et où l’histoire du jeu passe avant le gameplay.

Obsidian Entertainment avait déjà frappé un grand coup dans le monde du rpg isométrique avec Pillars of Eternity en 2015, et il recommence avec Tyranny. Une société de développement à surveiller de près pour tout fan du genre.